La tendance des fermes françaises au milieu des années 60 est d’accroître leur surface cultivable, leur cheptel, ou encore leur matériel… Il subsiste pourtant beaucoup d’exploitations qui ont plus vocation à garder leur dimension familiale. Renault était déjà pile sur ce créneau avec le D22, il l’est encore et plus que toujours avec le 53.
L’augmentation des cylindrées va bon train chez les fabricants de tracteurs entre 1965 et 1970. Certains d’entre eux détournent progressivement les yeux des motorisations bicylindre car elles sont peu à peu délaissées par les clients… Pourtant, elles intéressent encore. Elles intéressent peu de monde, certes, mais ce peu de monde, en ce temps-là, ça fait quand même du monde ! Les plus attirées sont en premier lieu la petite paysannerie, les métairies, les propriétés à taille humaine qui transmettent leurs parcelles de terre de génération en génération. Ce sont généralement celles où les budgets sont plus serrés qu’ailleurs, celles où la présence d’un plus de 30 chevaux est inutile, ou, tout simplement, celles qui n’ont besoin que d’un seul tracteur, pas plus. Renault prouve avec son 53 que ce genre de structure existe encore bel et bien en nombre, et qu’elles ne doivent pas être laissées sur le carreau. Il démontre aussi que les petits moteurs n’ont pas encore dit leur dernier mot… Retrouvez l’intégralité de cet article dans le n°120 de Tractorama.




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